coups de gueule

Publié le par Lilou

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Sur l’autoroute, limitée à 110, je double un camion. A 110. Un type arrive à grande vitesse, à grand renfort d’appels de phare assassins et de gesticulations menaçantes. Je me rabats, non sans avoir pris mon temps. Regard noir du gaillard. Je manque de m’étrangler en reconnaissant le fameux autocollant sur la fenêtre arrière :

Bébé à bord.

Effectivement, une fois parent, on vaut bien plus que n’importe qui...

      Je ne supporte plus la voix de l’infirmière de notre boîte : une voix terriblement aiguë qui m’agace au plus haut point. Fort heureusement, elle ne passe pas souvent dans notre service. La dernière fois, j’ai cassé mon crayon de papier, c’était nerveux.

      Quand je me maquille, le matin, si le camion du voisin démarre, c’est mauvais signe : suis à la bourre. Il démarre tous les jours à sept heures tapantes. Tous les jours. Dimanche compris. Comme un coq de basse cour, on n’y échappe pas, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige. J’ignore si c’est le fait de réaliser mon retard ou celui de l’entendre tous les jours à sept heures qui me donne envie d’ouvrir les fenêtres pour lui crier mon mépris.

      Pourquoi ma chef me parle-t-elle en articulant avec soin ses consignes ? Pourquoi penche-t-elle sa tête sur la gauche comme pour s’assurer que j’ai bien compris ? Pourquoi adopte-t-elle une voix fluette, celle-là même que prennent les instits pour parler aux petiots ? Ai-je l’air si abruti ?

      De l’organisation, bordel ! Depuis des années, on me demande de préparer des pochettes pour les visiteurs. Il y a une quinzaine de feuillets que l’on photocopie un à un. Quinze tas m’attendent ainsi, tous les ans : à moi de faire les pochettes. Cela demande deux heures, me casse le dos et me condamne à retourner à la piscine. Pourquoi ne pas prendre les quinze originaux et les photocopier ensemble ? Ca défie tout esprit logique : on a des machines pour ça, bon sang ! Ce qui m’énerve davantage, c’est que je n’ose râler, de peur de passer pour un de ces tir-au-flanc de l’administration.

      Que dire de ces gens à qui je dis bonjour et qui me répondent… par un hochement de tête ? Bizarrement, leurs lèvres miment un « bonjour ! » mais rien, aucun son ne sort. Qu’est-ce donc que cette nouvelle mode ?

      Tous les ans, c’est la même chose : la presse féminine est tyrannique. On doit faire un régime. On doit trouver de nouvelles zones érogènes. On doit changer de style vestimentaire. On doit craquer pour un jeune/ un homme marié / un vieux / un sportif / etc., selon le goût du moment. On doit s’intéresser à l’épilation définitive.

    GRRRRRRR….

      Effectivement, je suis de mauvaise humeur. Mais, curieusement, de l’avoir écrit, ça me fait un bien fou.

      Merci pour la consultation...

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Publié dans Humeur

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E
<br /> <br /> http://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_de_Peter<br /> <br /> <br /> va voir là et si possible lis le, c'est extra<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> C'est fait! super intéressant et carrément criant de vérité! Tu ne trouves pas que ça mériterais un article? En tout cas, merci: je me coucherai moins bête<br /> ce soir...<br /> <br /> <br /> <br />
E
<br /> <br /> ben oui, le point G tout faux ! mais pourquoi on achete quand même ces fariboles ? pourquoi on lit l'horsoscope ? pourquoi chaque année on croit qu'on va maigrir ? pourquoi les petits chefs sont<br /> décidément la race la plus détestable ? le devenons nous quand nous sommes promus chefs ? comme dans "le principe de Peter, " tu connais ?<br /> <br /> <br /> Emma<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Ah, l'horoscope, j'ai arrêté voilà quatre ou cinq ans: je le lisais alors presque tous les jours dans le journal, avec mes élèves! En revanche, la presse<br /> féminine (pas people), j'avoue, je suis bonne cliente...<br /> <br /> <br /> J'ignore ce qu'est le "principe de Peter". "@" va peut-être pouvoir me renseigner...<br /> <br /> <br /> <br />