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Tout ça à cause d'un pléonasme...

par Lilou 17 Février 2009, 22:42 Expérience

Il y a quelques jours, Anita s'était étonnée tout haut en trouvant la porte d'un musée close:
- C'est curieux, j'étais persuadée qu'il était ouvert... Pourtant... il est fermé!
Un passant qui l'avait entendue, a commenté, lui aussi tout haut:
- Ca, c'est un beau pléonasme!

Chose à ne pas dire à une prof de français, comme en témoigne l'échange qui s'en est suivi:
- Ah non, monsieur, je regrette, ceci n'est pas un pléonasme!
- Mais si voyons! Vous ne savez pas ce qu'est un pléonasme, voilà tout!
- Un pléonasme, c'est par exemple, "monter en haut" ou "descendre en bas". Je ne vois pas où est le pléonasme dans mon propos.
- Oh, c'est bon, ça ressemble quand même à un pléonasme! Vous n'allez pas en faire une histoire!
- ...!
Petite anecdote sans conséquence allez-vous penser? Détrompez-vous: rien ne reste sans conséquence quand je suis dans le coup. Rien!
Cela s'était produit il y avait quelques semaines et pourtant, l'incident avait encore le don d'agacer ma chère Anita. En bonne amie, dans le but avoué de changer de conversation, de l'amuser mais aussi de la provoquer GENTIMENT, j'ai commenté l'anecdote:
- Effectivement, il y a de quoi être vert devant tant de mauvaise foi. A sa décharge, pourtant, je trouve que tu aurais dû donner un exemple plus évocateur. Quelque chose du genre: "enseignant en grève" . Un truc sans équivoque en somme.
Chers lecteurs, voici l'ingrédient par excellence qui donnera un peu de piment, d'agressivité, de méchanceté, de mauvais sentiments à vos dîners, s'ils vous semblent trop fades et à vos conversations, si elles vous insupportent par leur mièvrerie. Attention, je ne veux pas dire que notre échange était fade - avec Anita, c'est une chose impossible.  C'est simplement ce goût pour la provocation, un vieux démon qui m'habite et auquel je ne parviens que très rarement à résister. A l'attention de mon cher voisin l'autre jour, je m'étais ainsi donné le rôle de l'étendard des revendications des fonctionnaires: il pouvait s'égosiller jusqu'à trépas, c'était pour mon plus grand plaisir. Quelle jubilation. [Pourtant, quand les profs ne sont pas là, c'est moi qui récupère nos sympathiques, remuantes, fatigantes, agaçantes, horripilantes mais adorables chères têtes blondes. Voilà une excellente définition du masochisme]
Le truc, c'est qu'il est facile de lancer un boomerang... Encore faut-il savoir le rattraper. Pour illustrer l'avant/après, une caricature me vient immédiatement à l'esprit...
Bon, nous n'en étions pas tout à fait arrivés à ce stade, même si j'avoue qu'à côté, mon cher voisin m'a semblé moins... disons... coriace? Passionné? Hem... j'ai intérêt à peser mes mots - ceux là même qui vont sans nul doute être lus par les intéressés.
Moralité: attention à ce démon de la provocation qui sommeille en chacun de nous. Un boomerang mal rattrapé, ça doit faire mal - je suppose.
A bon entendeur...

PS: je viens d'envoyer un mail à mon cher Thomas, un ami Allemand qui m'a sauvé d'un mauvais pas grâce à un simple sms...
"Tu es loin d'imaginer à quel point ton message est bien tombé: nous étions en train de parler des fonctionnaires, le sujet polémique par excellence! Forcément entre les titulaires, les non-titulaires et ceux qui n'ont rien avoir avec l'éducation nationale... le débat est vite devenu houleux! Et là, come un prince sur son beau cheval blanc, tu es intervenu avant que je ne dise quelque chose sous le coup de la colère pour le regretter l'instant d'après. Quel beau témoignage de l'amitié franco-allemande!"
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commentaires
A
Aminette ou minette il y a très peu de différence, simplement un A que j'avais involontairement oublié au début <br /> La maman de ton amie Anita ....
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M
Il n'est pas question uniquement d'être d'accord ou pas mais parfois il est important de s'interroger ou d'interroger; cela apporte beaucoup de soumettre son questionnment à d'autres et cela montre aussi qu'on s'intéresse à ce qu'ils sont,à ce qu'ils pensent et aussi à ce qu'ils écrivent et ce à un autre niveau que la simple lecture du billet du jour : c'est ce que j'aime à penser . <br /> L'idée de départ , à savoir faire deviner l'endroit où tu habites me semblait amusante , pertinente , originale . Il me semblait judicieux de faire découvrir une région par des textes et ce d'autant plus que tu possèdes certaines qualités d'écriture. Mais les billets sur le prix des culottes de bébés, sur les dépenses inutiles et incontrôlées de tes amis , sur leur départ irréfléchi pour la Réunion , tes "provocations " sur les enseignants m'interrogent et me blessent car je suis enseignante mais aussi très proche d'Anita !<br /> Une dernière remarque:<br /> <br /> "Moi aussi, j'ai eu un message à la con, "façon Dr House", hier. Poubelle!"<br /> Tu parlais de quel message ?<br /> Sans rancune !
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L
<br /> <br /> Anita est une amie de longue date et ne s'est absolument pas sentie blessée par mes propos. Il n'y a aucun tabou entre nous, aussi pouvons-nous discuter de<br /> tout, même des sujets qui pourraient fâcher. A aucun moment je ne me permettrais de la critiquer et pour cause: je l'ai bien précisé, nous nous ressemblons sur de nombreux points!<br /> Quant au fameux message "façon Dr House", c'était un mail critique, qui m'a semblé inintéressant et dont la place toute désignée fut la poubelle. La personne remettait en cause l'utilité des<br /> blogs sur un ton à la fois extrêmement vindicatif et moqueur. Personnellement, lorsqu'un programme ne me convient pas, je zappe, quand une émission à la radio évoque un thème qui ne m'intéresse<br /> pas, je mets un CD. La critique est aisée mais l'art est difficile, c'est certain!<br /> En tout cas, merci de ton attention et bien entendu, sans rancune - je suis moi-même de la "maison"!<br /> A bientôt.<br /> <br /> <br /> <br />
M
Pour le plaisir d'écrire simplement crois-tu ? Alors pourquoi écrivent-ils de manière à être lus . On peut simplement écrire dans un journal intime , si c'est le seul plaisir d'écrire qui procure du plaisir .
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L
<br /> Tu n'as pas l'air d'accord avec ce que je t'ai écrit... Le plaisir d'écrire ces anecdotes est pourtant là. Le faire sur un blog n'a rien de personel comme<br /> c'est le cas d'un journal intime. Ces billets sont en plus l'occasion de faire des clins d'oeil à mes amis!<br /> <br /> <br />
M
N'es-tu lu que par elle ?
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L
<br /> <br /> Ben... Lis les commentaires! Le problème n'est pas d'être lue par une grande diversité de gens, non? Les blogueurs écrivent avant tout pour<br /> leur plaisir! <br /> <br /> <br /> <br />
A
La provocation est souvent un paravent derrière lequel on se cache pour dire ce que l'on pense , un peu ou beaucoup mais jamais pas du tout !
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L
<br /> <br /> C'est certain...<br /> Mais il y a des exceptions: avec Anita, pas besoin de paravent!<br /> <br /> <br /> <br />
O
Mais "enseignant en grève", ce n'est pas non plus un pléonasme!<br /> <br /> Quand il est en grève, le prof n'enseigne pas, donc on n'est plus enseignant.<br /> <br /> Il crie, il appelle, comme le bébé de l'autre article, et comme le petit bout, il ne crie pas pour rien!<br /> Pourtant, peut-être devrait-il prendre conscience qu'il crie dans le vide, et que personne ne va entendre ses cris!<br /> Alors revenons à une questions restée sans réponse: Pourquoi écrit-on? Pourquoi crie-t-on?<br /> Pourquoi écrit-on si on n'est pas lu? <br /> Pourquoi crie-t-on si on n'est pas entendu?<br /> Ces écrits seraient-ils des cris?
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L
<br /> "Certes", dit-elle en touillant mollement l'eau dans laquelle se disolvait lentement une aspirine...<br /> N'oublions pas que c'était de la provocation!  A bientôt, "ombre jaune"!!!<br /> <br /> <br />
L
Quelle honneur d'être nommé sur cette page si intéressante. Pour moi, il n'y a qu'une chose qui compte et c'est l'amitié franco-allemande. En ce cas c'est plutôt l'amitié entre des jeunes qui souffre ou qui ont souffert de temps en temps les même souffrances avec des petits. <br /> A plus ma chère :-)
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L
<br /> Also vielen Dank für deinen kleinen Wort: das war sehr sympathisch! Küsschen und bis bald...<br /> <br /> <br />

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