À la trace.
Lieux d'aisance. S'il est bien un lieu où Maya n'aime pas prendre ses aises et s'éterniser, ce sont les toilettes.
Elle reste toujours pantoise devant les piles de livres qu'elle peut trouver chez les uns et les autres dans cette petite pièce.
Interdite de découvrir, en prenant un café chez une amie, le mari sortir de cet endroit, une bd à la main, avec un sourire de ravi de la crèche.
Elle se rappelle encore de l'affiche qui se voulait drôle, accrochée au mur dès toilettes de parents de son amie Carine. Il était question, de mémoire, de conseils avertis adressés au gentlemen pisseurs pour qu'ils n'en foutent pas partout.
Le pire souvenir, c'était à la fac. Peggy avait un tout petit appart. Elle recevait les copains dans la pièce qui servait de salon, et de cuisine. Et les toilettes étaient dans un coin de la pièce. Elle ne buvait presque rien chez elle ou se condamnait à danser sur un siège toute la soirée. Céder à l'appel des toilettes, c'était avoir la désagréable impression d'être entourée par les invités. Proximité des commodités à éviter.
Elle se souvient de la cabane au fond du terrain pendant les campings de centre aéré. On y allait toujours à deux parce qu'il fallait tenir la porte. On y allait précautionneux pour ne pas se salir. On y allait aussi en retenant sa respiration. Vite, vite, sortons.
Et il y avait aussi cette porte au fond de ces toilettes étroites. Un cagibi étroit et profond. Et une fois installé face à une personne étonnée par le spectacle ridicule qu'on lui offrait. Curieuse idée de mettre un miroir devant les toilettes.
Lieux d'aisance... Certains parlent de trône. Des mots. Des leurres. Plus vite elle en sort, plus vite Maya se sent mieux.
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