17 août 2012: journée mondiale de mobilisation pour les Pussy Riot.
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14 h 30. Le verdict est tombé : les trois jeunes punks ont été condamnées chacune à deux ans de camp pénitentiaire pour hooliganisme et incitation à la haine raciale. La sentence est vivement critiquée de toutes parts, à tous les niveaux de la société.
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Un mal pour un bien ? Les trois jeunes femmes semblent s’être sacrifiées au nom de la démocratie : en agissant comme elles l’ont fait, ne se doutaient-elles pas des risques encourus ? Mais le sacrifice ne sera pas vain : L’affaire a pris une voie internationale et partout dans le monde des voix s’élèvent contre cette injustice. La voie est désormais libre pour tous les opposants de Poutine.
ô ô ôLa police a embarqué de nombreux manifestants dont l’ancien champion du monde Garry Kasparov. Poutine pense-t-il vraiment pouvoir lui tenir tête sur l’échiquier politique ? Hé, hé ! Il va vite découvrir, je l’espère de tout cœur, que les choses ne sont pas si simples à gérer pour ce qui n’était à l’origine qu’un fait divers à la russe.
Pussy Riot, en russe, ça veut dire « boomerang ». Celui que Poutine va se prendre en pleine tête dans les jours à venir. Il a passé Charybde, les fameux cent jours depuis son retour au Kremlin. Le voilà en grande difficulté pour affronter le Scylla des temps modernes, trois bonnes femmes face auxquelles il n’a pas encore gagné : dans une interview, les prévenues ont indiqué qu'elles ne demanderaient pas à M. Poutine de les gracier.
"C'est à lui de nous demander (...) de le gracier", a déclaré Nadejda Tolokonnikova.