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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 23:08

Ce soir, après une séance de cinéma improvisée, je me coucherai résolument moins bête…        

Hysteria ou, en français, Oh my god, de Tanya Wexler, a ceci d’original de dévoiler ce qu'on pensait de la sexualité féminine au XIXème siècle. Il s’agit, finalement de présenter une (lente) évolution de la perception du plaisir féminin par les hommes.

Voici la bande-annonce pour vous faire une idée :

 

Ainsi, je me suis penchée sur ce mystérieux mal qu’est l’hystérie. Un mot, un adjectif somme toute d’une rare banalité. Dire d’une femme (le plus souvent) qu’elle est hystérique n’a rien de choquant, n’est-ce pas ? Voyons un peu ce que j’ai découvert…

Tout d’abord, l’étymologie n’augure rien de bon : ce terme vient du grec hysteria qui signifie utérus. En somme, depuis belle lurette, on se plante totalement en matière de sexualité féminine.

Laissons tomber Platon pour atteindre l’ère victorienne : on s’inquiète alors de certains comportements de femmes jugés déviants. Alain Corbin, dans L’harmonie des plaisirs les décrit ainsi :  

«  désir violent et déréglé des plaisirs de l’amour ; bientôt oubli de tout sentiment de pudeur, obscénité dégoûtante, irritation vaginale, délire partiel ou monomanie prononcée, avec asservissement des facultés mentales à l’empire effréné du système utérin »

Les identifier est une chose, les soigner en est une autre… Ainsi, le XIXe siècle voit se développer (et ce n’est pas une plaisanterie) des « méthodes » permettant de soigner cette maladie qu’est l’Hystérie. Il s’agit, ni plus ni moins, d’aller consulter son médecin traitant (et discret) pour des massages du clitoris. Le but de la manœuvre étant d’atteindre un pudique « paroxysme libérateur » (ou un plus contemporain orgasme). Soulagement, certes, mais soulagement temporaire : charge à Madame de patienter (faute d’amant efficace) jusqu’à la prochaine séance…

On a l’impression d’être dans une mauvaise comédie, mais il n’en est rien : les poignets fatigués des médecins (songez donc : une visite durait environ une heure !) ont montré leurs limites. Les tendinites n’ont su longtemps faire face à la demande… Et c’est là qu’intervient le Dr. Joseph Mortimer Granville inventeur du « Manipulator », l’ancêtre du vibromasseur.morti.jpg


Bien entendu, laisser les femmes s’adonner à la masturbation n’a pas été chose facile. Le « Manipulator » était officiellement conçu pour un usage médical, pour des « massages »… Petit à petit, il a été détourné de ses fonctions premières et on connaît la suite : les chiffres des ventes en disent long

 


 

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